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Hugo Broos: Myopie tactique

Les dents serrées, Hugo Broos se les ronge en assistant aux difficultés de son équipe à dominer, du moins à contester la dictature du Chili en première rencontre de la Coupe des confédérations dans le groupe B.

 Lorsqu’un brin d’espoir point, le technicien se met vite debout et accompagne l’action. Et conclut par un geste de dépit. Le temps passe, rien ne change. Les coéquipiers d’Arturo Vidal. Juan Antonio PIZZIeffectue ses trois remplacements entre la 58ème et la 71ème : Sanchez, Valencia et Silva remplacent Puch, Fuenzalida et Aranguz renforcent l’attaque et le milieu de terrain chiliens, pour appuyer sur l’accélérateur. La pression monte, et les champions sud-américains parviennent à trouver le chemin des filets. Et le résultat est au rendez-vous. Alexis Sanchez est passeur sur les deux buts qui surviendront en moins de dix minutes.

Entre temps, Hugo Broos qui ne change que très rarement, campe sur son onze entrant. Aucun remplacement. Il aura fallu l’ouverture du score (81ème) pour que le patron du banc de touche des Lions indomptables pense à se bouger.  Mais ce n’est pas cette ligne offensive stérile que le technicien regarde. Broos a préféré remanier le milieu de terrain en sortant Siani (86’) et Zambo (89’), au profit de Moumi Ngamaleu et Mandjeck. Peut-être avec l’espoir que ces deux éléments frais puissent mieux nourrir le trio d’attaque (Moukandjo, Bassogog, Aboubakar) passé à côté du sujet. Trop tard. Le navire a commencé à prendre de l’eau et tangue davantage. D’ailleurs, rien ne change dans l’’animation du jeu.

Il semble que le Cameroun découvrait le jeu chilien. la faute à Broos qui a pu obtenir en amical la Colombie au jeu similaire à celui du Chili, mais qui a préféré aligner l’équipe B. Plutôt que de roder son ossature, l’homme a préféré distraire l’adversaire qui le suivait. Il est urgent que Broos tirent les leçons de cette déconvenue. Lui qui n’aime pas prendre le risque, n’a pas appris à changer ses choix lorsqu’ils n’apportent pas les résultats escomptés. Et l’absence d’Oyongo Bitolo semble y avoir joué un rôle, tant Broos ne semble pas avoir prévu un éventuel forfait du joueur de l’Impact de Montreal. Jeudi, l’adversaire sera de moindre calibre, mais non moins inquiétant. L’Australie a failli accrocher l’Allemagne (3-2).

 

 

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