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Crise à la Fécafoot: Abdouraman et Akoue boycottent la réunion de Conakry

Les deux protagonistes n’ont pas confirmé leur présence à la rencontre de réconciliation du 10 juillet prochain, à laquelle prendront part John Balock, Joseph Antoine Bell et Prosper Nkou Mvondo, tous de l’aile réformiste. Par ailleurs, Tombi à Roko et Moussa Blaise de la Fecafoot y sont également conviés.

Le chiisme se dessinait déjà dans le camp des réformistes, opposés à l’exécutif en fonction à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), lorsque dans le dernier rebondissement du feuilleton de la crise au sein de la fédération, la Fifa, a entrepris de rassembler autour d’une table les différents protagonistes de la crise, aussi bien chez les réformistes dissidents que chez les conservateurs. Il y a d’un côté ceux qui sont favorables aux conditions fixées à la Fifa de déchoir avant toute chose, Tombi à Roko de sa qualité de président. Il s'agit notamment d'Abdouraman Hamadou et de Domingo Akoue. Par ailleurs, on a une faction qui est prête à prendre part aux discussions sans conditions préalables, à l’instar de Joseph Antoine Bell. Dans l’évolution des événements, la division s’est faite prégnante, et est notoirement perceptible depuis la reprogrammation définitive de cette réunion du 10 juillet prochain à Conakry en Guinée, après qu’elle ait été atermoyée à deux reprises (du 8 juin au 5 août, puis ramené au 10 juillet). C’est désormais par les soins de la Fédération guinéenne de football que la Fifa a convié cinq des protagonistes sur les sept de départ. 

D’ailleurs, la lettre d’invitation signée du Secrétaire général de la fédération guinéenne a été adressée à John Balock, Joseph Antoine Bell, Prosper Nkou Mvondo, des membres de la coalition dissidente, outre le président de la Fecafoot, Tombi à Roko Sidiki, et son Secrétaire général, Blaisse Moussa qui représente l'exécutif de la fédération. Chaque nom est suivi du numéro de passeport de l’invité. Curiosité : dans cette missive datée du 27 juin dernier, les noms d’Abdouraman Hamadou et de Domingo Akoue Epié n’y figurent pas. Omission ou acte délibéré de la Fifa pour écarter ces deux-là du consensus ? Que nenni ! Ils ont plutôt choisi volontairement de ne pas se rendre à la concertation, et ne démordent pas de leurs conditions préalables posées à la Fifa avant le début d’une action allant dans ce sens : dénier la qualité de président de la Fecafoot à Tombi à Roko Sidiki et à son secrétaire général Blaise Moussa. «La Fifa est libre d’inviter qui elle veut. Mais, le véritable problème c’est qu’elle ne doit pas attribuer des fonctions que nous ne reconnaissons pas. Elle n’a plus à écrire Président ou Secrétaire général  de la Fecafoot», martèle Domingo Akoue.

 

La Fifa raffermit le ton

 

Le président de Jeunesse Star de Yaoundé estime par ailleurs qu’en vertu de l’annulation du processus électoral à la Fecafoot par une sentence de la Cca du 12 novembre 2015, « seul Mohammed Iya peut être convié à cette réunion de crise avec les atours de président de la Fecafoot, et comme il est en prison, c’est soit monsieur John Ndeh, soit monsieur Francis Mveng », en leurs qualités respectives de premier et deuxième vice-présidents du Comité exécutif de 2009. Dans les rangs des réformistes, le courant favorable aux conditions préalables avait d’ailleurs adressé une correspondance à la Fifa, dans le souci d’infléchir la position de celle-ci quant à l’exécutif de la Fecafoot. Saisis par courriel au même titre que tous les protagonistes, ils n’ont pas jugé de l’opportunité de confirmer leur présence à la réunion de Conakry, tant que la Fifa n'accédait pas à leur requête. 

L'instance a finalement réagi en fin de semaine dernière, sans pour autant céder à leurs désidératas. Dans une correspondance datée du 26 juin dernier, elle a tenu à recadrer les choses, en indiquant qu’elle « n’est pas une instance d’exécution des décisions prises par le Tas au cours d’une procédure de recours contre une décision prise au niveau national, c’est-à-dire, sans qu’aucun organe de la Fifa ne soit impliqué », peut-on lire dans cette lettre, signée par le Chef du département disciplinaire de la Fifa, Jaime Cambreleng Contreras. Il convient de souligner qu’Abdouraman Hamadou avait saisi la Fifa à l’effet d’inciter celle-ci à faire exécuter la sentence du Tas, laquelle confirmait l’annulation du processus électoral à la Fecafoot par la Cca. 

Yannick Kenné 

 

 

 

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