Cybercriminalité: La justice camerounaise aux trousses de 602 personnes

D’après l’Agence presse africaine (Apa), ces présumés cybercriminels sont impliqués dans un vaste mouvement d’escroquerie ayant touché 2700 personnes à travers le réseau social Facebook.

A la lecture des informations publiées par Apa sur le site en ligne Camerpost ce mercredi 5 juillet 2017, nous apprenons que le Cameroun bénéficie de l’appui technique du Bureau fédéral d’investigation américain (FBI) dont des fins limiers ont été dépêchées au Cameroun pour une enquête en cours. Il est question de mettre la main sur 602 présumés cybercriminels impliqués dans un vaste mouvement d’escroquerie ayant touché 2700 personnes à travers le réseau social Facebook. «Selon de fiables informations, 90 personnes ont déjà été interpellées, principalement dans les villes de Douala, Yaoundé, Bamenda, Buea et Kumba où des procès sont en cours au Tribunal de Grande instance du Mfoundi à Yaoundé et le Tribunal de grande instance du Wouri à Douala », révèle l’Agence presse africaine qui ajoute : « au total, ces présumés cybercriminels auraient dépouillé leurs victimes, essentiellement des Américains et des Français plus de 4 milliards de francs CFA».

En outre, sur le mode opératoire, Apa reprend «l’hebdomadaire Kalara qui rapporte que certains accusés qui ont plaidé «coupable» ont expliqué qu’ils se servaient de faux profils Facebook sensés appartenir à des personnes de race blanche pour vendre des articles et des objets ». Il s’agit en occurrence des vêtements, des œuvres d’art, des animaux de compagnie… dont les prix oscillaient entre 15 000 F et 100 francs Cfa. Il était ensuite demandé au « client » de payer les frais d’achat ainsi que les frais d’envoi via les cartes Visa et MasterCard, le client devant acheter des cartes prépayées, les gratter et transférer les codes au « vendeur » via Facebook ou le téléphone. Une fois ces transactions effectuées, il ne restait qu’à l’arnaqueur de procéder au retrait de l’argent dans les guichets automatiques au Cameroun. Une fraude qui permet d’alerter des Camerounais. Surtout que la cybercriminalité peut prendre diverses formes et peut se produire à tout moment et n'importe où.

Les cybercriminels utilisent un certain nombre de méthodes, en fonction de leurs compétences et de leurs objectifs. « Cela n'a rien de surprenant: après tout, la cybercriminalité est un type de criminalité, perpétrée à l'aide d'un ordinateur ou dans le cyberespace », disait Dr Thierry K. Wandji, Chief technology Officer, un Camerounais qui travaille dans une compagnie spécialisée dans la protection des systèmes d’informations et basée à Yaoundé. D’après le compatriote en séminaire à Douala : « les cybers criminels d'une manière générale cherchent une proie facile. Ils ne fournissent pas trop d’efforts pour hacker les gens. Les hackers ou les cybers criminels y arrivent en exploitant les faiblesses du système d'information ou en trompant leur proie en la faisant ouvrir un fichier ou cliquez sur un lien ».  Un fait qui devrait pousser le citoyen lambda à faire preuve de vigilance. D’autant plus que la cybercriminalité peut également se manifester par des vols d’argent dans des comptes bancaires.

Linda Mbiapa

 

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