Crise : Olivier Bile en guerre contre son unique maire

Le président de l’Ufp s’est prononcé sur la défection de Jacques Maboula.

 

Pour Olivier Bile, «la nature de transhumants politiques impénitents et opportunistes de certains camerounais n’est plus à établir». Ainsi, le président de l’Union pour la fraternité et la prospérité (Ufp) estime que «nous n’avons pas été surpris de sa démarche», parlant de Jacques Maboula, le maire Ufp de Yabassi, qui vient de rallier la plateforme qui travaille pour une candidature de Me Akéré Muna pour la prochaine présidentielle. L’unique maire Ufp a d’ailleurs présidé les travaux qui ont abouti le 15 janvier dernier à la signature de convention sous-tendant la «Plateforme pour une nouvelle république», qui vient d’être créée et qui comprend entre autres l’Alliance des forces progressistes (Afp), le parti national des patriotes camerounais (Pnpc) basé à Bertoua, le Front populaire pour le développement (Fpd) basé à Ngaoundéré et le Bloc pour la reconstruction de l’indépendance économique du Cameroun (Bric), le parti d’Ernest Pekeuhot. Mais aussi des organisations de la société civile telles que Dynamique citoyenne, la Coalition citoyenne pour le Cameroun (Coacic), le Synemicam (un mouvement syndical) et le mouvement Now sous la bannière l’on a initialement découvert le candidat déclaré à la présidentielle.

«Vous devez mener une bataille face à un adversaire redoutable organisé en majorité dite présidentielle et super équipé, des groupes s'organisent et se mettent ENSEMBLE pour faire face à l'adversaire commun, vous suggérez à votre président de mutualiser les moyens limités disponibles et de combattre aux côtés des groupes en constitution. Il vous dit non je livrerai bataille seul. Une telle réponse mérite mûre réflexion, moi je ne suis pas redevable du système, seule la libération effective et totale du Cameroun de la kleptocratie (Sic) régnante motive mes choix et détermine ma stratégie», avait posté Jacques Maboula sur son mur facebook le 11 janvier 2018, pour justifier sa défection. Le leader de l’Ufp faisait partie d’un noyau d’une coalition dite Pacte républicain où l’on retrouvait entre autres Adamou Ndam Njoya de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) et Edith Kah Walla du Cameroon people’s partry (Cpp).

 

…Comme Augustin Frédéric Kodock

 

Réponse de l’homme indexé. S’inspirant du livre L’Etat en Afrique de Jean François Bayart, puis d’Augustin Frédéric Kodock qui déclarait en son temps que «quand on est en train de se noyer, l’on est prêt à s’accrocher même à un serpent», le président de l’Ufp dénonce «l’insouciance» d’un homme politique à l’égard d’«un parti qui, dans des conditions providentielles, l’a sorti en 2013 des profondeurs abyssales de l’anonymat politique». Rangeant son élu local dans le registre «des hommes politiques sans conviction, naviguant au gré des vents, mais surtout animés par les impératifs des intestins et de la survie, prêts à se vendre au plus offrant…». Au-delà, Olivier Bile trahit ce qui était encore un secret interne au parti : la ténue du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), qu’arborerait encore le maire de Yabassi, après avoir quitté le parti au pouvoir au plus profond de la crise de ses leaders régionaux, pour s’attacher les services de l’Ufp. Le temps d’une élection. La guerre est ouverte.

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