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L’UPC is back ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Par A. Mbog Pibasso   
Mercredi, 25 Janvier 2012 09:53

La seule évocation de l’Union des populations du Cameroun (UPC) donne des frissons à des milliers de Camerounais, mieux, à des millions d’Africains et à des soldats de la liberté. Des frissons parce que dans notre microcosme politique, aucune formation politique n’a jamais été aussi

 

portée dans le cœur des Camerounais comme le parti historique. Cette UPC, celle des pères fondateurs naturellement, nationaliste et unifiée, déterminée pour le développement du pays et l’élévation du standard de vie des populations est spéciale et unique en son genre. Spéciale et Unique pour avoir demandé, mieux exigé, la réunification, puis l’indépendance du Cameroun. Spéciale et Unique parce que c’est un parti politique guidé par une vision claire pour le développement du Cameroun. Spéciale et Unique parce que c’est l’UPC qui, contre l’arrogance et le mépris des colons, décida de lutter contre l’oppresseur, indépendamment des moyens limités et surtout de la trahison de certains compatriotes dont la démarche n’avait pour but que de décapiter le mouvement nationaliste et d’assouvir leurs ambitions pouvoiristes mues par des intérêts égoïstes et partisans.

 

 


Regarder dans la même direction.


Cette UPC, la vraie, originelle et nationaliste, celle du charismatique secrétaire général Ruben Georges François UM NYOBE et ses lieutenants, mais également, de millions de concitoyens anonymes qui payèrent le lourd tribut allant jusqu’au sacrifice suprême, pour l’émancipation du peuple camerounais. Oui, cette UPC qui fit rêver des millions de Camerounais de vivre décemment dans une société libre et démocratique, où le progrès social serait la chose la mieux partagée reste malheureusement un idéal qui s’éloigne au jour le jour de l’objectif de départ. Mais parce que l’espoir fait vivre, des milliers d’inconditionnels de « l’âme immortelle du peuple camerounais » ont espoir de voir enfin la plus vieille formation politique du pays opérée sa mue en abandonnant ses oripeaux. Une résurrection de l’UPC originelle qui intègre un changement radical à la politique d’exclusions et de contre-exclusions des fractions actuelles, une renaissance qui veuille qu’on sorte des sentiers battus, des querelles de chiffonniers et des guerres fratricides qui ont longtemps empêché au parti nationaliste de jouer un rôle prépondérant sur l’échiquier politique national auquel il est pourtant destiné, ce qui lui permettra de conduire ou d’accompagner le Cameroun vers le développement.

Parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis reconnait-t-on, il y a lieu de se féliciter de l’initiative prise par des fractions rivales de fumer le calumet de la paix, de faire table rase sur le passé et de repartir sur les nouvelles bases. Regarder dans la même direction signifie qu’on dépasse des considérations partisanes pour l’intérêt général. Vue sous cet angle, il y a lieu d’encourager cette initiative bien que pour l’instant, elle ne rassemble que les deux tendances les plus représentatives, mais dont on ne se doute guère que cette unité constitue une force à même de redonner vie à l’UPC. Il serait donc opportun que les autres tendances upécistes, certes peu représentatives, et dont la véritable existence repose sur un « marronnier journalistique » du fait des entrées qu’ils bénéficieraient dans certains médias, rejoignent la « dynamique unitaire » afin de redonner pleinement à l’UPC, sa vitalité d’antan. Il est vrai qu’on ne s’attend pas du jour au lendemain que toutes les divergences soient aplanies. Autant nous sommes d’accord que la paix ne se décrète pas. Mais, pour l’avenir du parti, il est utile que les uns et les autres mettent de coté leur ego et s’accordent sur l’essentiel. La grandeur du militant de l’UPC se reconnaîtra aussi par sa capacité à transcender les divergences.


Gare à la manipulation.


Qu’on se le dise, il n’est pas normal qu’une formation politique de la trempe de l’UPC soit absente des institutions républicaines indépendamment de leur caractère essentiellement améliorable. Au regard du capital de sympathie et que bénéficie l’UPC au sein des populations  et du nombre élevé de sympathisants, l’on ne peut que difficilement admettre l’absence de l’UPC à l’Assemblée nationale. C’est encore inadmissible que l’UPC ne puisse pas contrôler un certain nombre de conseils municipaux. Pour peu que ses dirigeants acceptent de regarder dans la même direction et mobilisent les troupes, du reste nombreuses, ce parti peut remporter n’importe quelle élection, y compris la présidentielle. Bien que découragés par d’interminables guerres de chefs, les Camerounais dans une bonne majorité portent l’UPC dans leur cœur, ne serait-ce que pour le rôle historique que cette formation a joué pour sortir les Camerounais du joug colonial. Contrairement aux autres formations politiques, avec à leur tête, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais en tête (RDPC), l’UPC est certainement la seule force politique du pays qui compte des militants qui militent par convictions et revendiquent une idéologie. Parce que l’UPC a des militants bien formés, des dirigeants compétents et des milliers de sympathisants qui n’attendent que la réconciliation des différentes factions pour venir grossir les rangs, le processus de réconciliation en cours mérite d’être soutenu. Il y va même du renforcement et de la consolidation de la démocratie au Cameroun. Il n’y a donc aucune honte à ce que les clans rivaux d’hier se mettent ensemble pour la reconstruction du parti.

Toutefois, ce que les Camerounais qui se reconnaissent proches de cette formation politique n’accepteront pas, c’est s’ils se rendent compte que le processus d’unification en cours n’a pour finalité que de positionner quelques esprits malveillants pour une place dans la mangeoire. C’est dire si la méfiance est de mise, indépendamment du fait que cette initiative mérite d’être soutenue et accompagnée par tous ceux qui se réclament de l’UPC. Il ne s’agit pas seulement de s’unir en vue des élections législatives et municipales de juillet 2012, mais de rester dans cette dynamique unitaire pour toujours. Alors « no make erreur » aux éventuels pêcheurs en eaux troubles, en l’occurrence les responsables du directoire qui seront également juger dans leur capacité à transcender les embûches et les obstacles qui se dresseront fatalement sur leur chemin, afin d’amener tous les upécistes vers l’unité pour que plus que jamais, l’UPC mérite son sobriquet de « l’âme immortelle du peuple camerounais ». Oui, chers upécistes, il ne suffit pas de déclamer son « UM NYOBEISME » pour qu’on vous déroule le tapis rouge. Méritez-le à travers vos actes, en vous mettant au service du parti et du Cameroun, la postérité pour le revaudra. Bonne chance.

 

 

Mise à jour le Mercredi, 25 Janvier 2012 10:52