| Mayo Kani :On attend les retombées du 9 octobre 2011 |
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| Écrit par Peter Kum |
| Mercredi, 22 Février 2012 10:13 |
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Après avoir fortement plébiscité pour le candidat du Rdpc au dernier scrutin présidentiel, les populations du département espère au
se sont séchés à cause des intempéries climatiques.Le ministre de l’Elevage, des pèches et des industries animales, Dr Taïga et son homologue de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable, Hélé Pierre tous des fils du Mayo Kani ont séjourné il y a quelque temps au village où ils ont tenu des grands meetings pour remercier les populations pour leur engagement sans faille au Rdpc lors de l’élection présidentielle du 09 octobre dernier. Selon le docteur Taïga, les deux membres du gouvernement avaient pour mission « d’allumer la flamme de la joie dans le département du Mayo Kani après sa brillante prestation à l’élection présidentielle d’octobre 2011 et aussi la nomination de deux enfants du quartier latin au gouvernement. «C’est fini les angoisses, la tristesse, les querelles et les disputes, nous devons rester unis», avons-nous entendu çà et là.
Ce département qui est le berceau du parti de Daïkolé Daïsala, le Mdr et qui dicte sa loi dans trois communes du coin (Guidigis, Dziguilao et Touloum) est sorti du lot à l’élection présidentielle du 2011 avec un score remarquable de 95,87% de suffrages exprimés en faveur du candidat du Rdpc. Le docteur Taïga, ministre de l’Elevage, des pèches et industries animales pour maintenir cette bataille presque gagnée contre le Mdr a demandé aux militants fraîchement conquis de rester unis, vigilants et surtout solidaires pour les élections municipales et législatives afin que le Rdpc reprenne les communes du département qui sont actuellement sur la commande du Mdr, car «nous ne serons pas seuls sur le terrain », a-t-il rappelé aux militants. Le docteur, pendant les deux meetings de remerciement organisés à Kaélé et à Dziguilao a fait savoir aux populations que seuls les imbéciles ne changent pas, alors, leur come-back dans le Rdpc démontre qu’elles sont intelligentes. «Le Mayo Kani, avait pêché en militant ailleurs, le retour vers le Rdpc est une forme de repentance et le président de la république a compris le message, c’est la raison pour laquelle il a nommé un autre de votre fils dans son gouvernement», a déclaré le Dr Taïga. C’est la première fois que ces deux fils de la contrée foulaient le sol de leurs ancêtres depuis leur nomination au gouvernement. Pour le Maire de Kaélé, Ousmanou qui avait conduit la forte délégation accueillir ces membres du gouvernement, «Il y a parfois des circonstances dont les mots manquent pour exprimer ce que l’on ressent, il y a de quoi fêter ça car c’est la toute première fois que le département a deux ministres du même parti, il le mérite car…,». Les Moundangs et les Toupouris, deux ethnies principales du Mayo Kani ont ensemble enterré la hache de guerre oubliant le temps de la division pour donner un cachet particulier aux ministres venus se ressourcer. Les cours ont tari Après donc les réjouissances, la place est revenue aux grandes revendications. Les riverains de ce département attendent beaucoup du gouvernement des grandes réalisations. Tout d’abord de l’eau, en dehors de la ville de Kaélé qui est connectée au réseau de la camerounaise des eaux, les autres coins n’ont vivent un calvaire total. «Nos populations, meurent de la soif, les cours ont tari», ce discours a été tenu durant toutes les allocutions des présidents des sections au cours des meetings. L’insuffisance des points d’eau potable dans les villages est une corvée pour ces populations qui peinent à longueur de journées à la recherche de l’eau. Les quelques puits qui existent, tarissent vite à cause de la faible moyenne pluviométrique. Pour Hélé Pierre, même comme l’heure n’est pas aux doléances, le Mayo Kani regrette le fait d’être déplumé de la Sodecoton (direction), créant ainsi un grand vide dont les deux ministres pensent que le président de la république est capable de combler. Ce vieux bassin cotonnier fut la pionnière dans la production cotonnière introduite par la compagnie française du développement du textile en 1950, mais elle connaît aujourd’hui une transformation agricole en faveur des cultures vivrières. L’insécurité alimentaire et le phénomène des coupeurs de route sont aussi les maux que les populations du département du Mayo Kani voudraient que le pouvoir résolve. «Il ne se passe plus un jour de marché sans que les hors la loi ne se font entendre. Le gouvernement devrait renforcer le Bir qui est déjà sur le terrain en homme en matériel adéquate pour combattre ces gangsters», soutiennent avec insistance les populations. Au moment où le Mayo Kani se glorifie d’être le département le plus scolarisé du septentrion, le département souffre d’un déficit criard d’infrastructures scolaires et de personnels enseignants de qualité, toute chose que les élites ont demandé au pouvoir public lors des meetings, de corriger au moins pour récompenser l’alignement du département au parti des flammes. Le corollaire de cette croissance est que les structures d’accueil deviennent insuffisantes pour juguler la masse croissante de jeunes désirant s’instruire, surtout avec la gratuité de l’enseignement primaire. Le nombre d’écoles primaires, de collèges d’enseignement secondaires et de lycée est largement insuffisant pour les plus de 300 000 âmes du département. Certaines écoles du Mayo Kani sont réduites à deux ou trois hangars de paille et de piquets, les élèves s’asseyent sur des troncs d’arbre ou des briques de terres. Le mayo Kani ont donc voulu, à travers ses porte-paroles, que l’Etat pense à construire de nouvelles infrastructures en tenant compte des exigences de l’heure.
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| Mise à jour le Mercredi, 22 Février 2012 11:10 |




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