Une campagne de sensibilisation, de consultation et de traitement gratuits de médecine traditionnelle organisée par l’association Afrique Santé s’est déroulée le 22 janvier 2012 à Douala. Le nouveau marché plantain de New-Bell, à Douala a servi de cadre presque toute cette journée du
dimanche, à une campagne de sensibilisation, de consultation et de traitement gratuits organisée par l’Association Afrique Santé dont Arsène Dimi Teid Tonmen est le président national. Il est reconnu tradi-praticien national par le ministère de la Santé publique à travers un document signé par le Pr. Daniel N. Lantum, coordonnateur national du recensement des tradi-praticiens du Cameroun. Avec la collaboration de ses collègues et assisté des membres de l’association, Arsène Dimi Teid Tonmen plus connu comme « Dr Dimi », a reçu entre 9h et 19 h30 environ, 400 patients venus de différents quartiers de la ville de Douala ce jour là. Très tôt dans la matinée, les nombreux patients de tous les âges, hommes et femmes qui arrivaient, prenaient place sur les chaises installées sous les bâches. Dans un coin du marché plantain.
Infections et maladies sexuellement transmissibles
Le délégué régional de la Santé publique pour le Littoral était représenté à cette cérémonie par Samuel Mimbe. Il fallait simplement se procurer un ticket sur lequel était mentionné votre numéro pour bénéficier d’une consultation gratuite et d’une prescription. Pour obtenir gratuitement les médicaments. Et dans de domaines tout aussi variés : «En de plus de la voyance, je peux soigner les infections et maladies sexuellement transmissibles (Ist/mst), la faiblesse sexuelle, le diabète, la sinusite, etc. », a indiqué Arsène Dimi Teid Tonmenn principal organisateur.
Il faut bien le préciser, Arsène Dimi Teid Tonmen a participé à plusieurs séminaires et réunions. A travers son association, il entretient une bonne collaboration avec le délégué régional de la Santé Publique pour le Littoral : « le délégué régional de la Santé encourage les rencontres et l’identification des médecins traditionnels pour travailler d’une manière concertée et garder le contact », dit-il. Il pense qu’il y’a un vrai problème de perception de l’image du tradi-praticien dans notre société : « certaines personnes ont raison de se poser des questions sur le sérieux du travail que nous faisons par ce que les charlatans ont infiltré le milieu. Je lance un appel au gouvernement pour qu’il recense les vrais médecins traditionnels et les fait connaître aux populations ».
La négligence des patients
A ses collègues tradipraticiens, Arsène Dimi. T. Tonmen demande de faire l’effort de «prouver que notre médecine est importante en donnant le meilleur d’eux-mêmes dans les soins aux malades, d’être dans les meilleures conditions psychologiques avant de consulter et d’administrer des soins. Rester professionnel et éviter de trop consommer l’alcool qui pousse à commettre des actes regrettables », poursuit Arsène Dimi qui déplore la négligence des patients qui prennent les médicaments et abandonnent à un moment donné le traitement parce qu’ils se sentent mieux, alors qu’ils ne sont pas guéris. Toute chose qui conduit à la complication, après quoi « On recherche en toute humilité celui qui est compétent et efficace pour résoudre le problème du patient concerné ».
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