| Campo Ma’an :Animation scientifique à la lisière du parc |
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| Écrit par Christophe Mvondo à Niété |
| Mercredi, 30 Novembre 2011 10:22 |
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dernier à Niété, près du Parc de Campo Ma’an.Organisé par le projet «Aux Racines des Savoirs sur les forêts et la biodiversité », sous la houlette du Centre Culturel français François Villon de Yaoundé, la table ronde qui s’est tenue à Niété dans le département de l’océan, le 24 novembre dernier avait pour thème : «Implication des peuples autochtones et riverains, notamment les pygmées Bagyélis, dans la gestion durable du parc de Campo Ma’an par le développement de l’écotourisme »
Sur le terrain à Niété, l’événement scientifique était couplé avec le lancement du projet de promotion de l’écotourisme dans le parc de Campo Ma’an par les pygmées Bagyéris, un projet porté par l’Ong Oned (Organisation pour la nature, l’environnement et le développement). L’animation qui a commencé avec plusieurs heures de retard a mobilisé une centaine de personnes venues d’horizons divers, avec en bonne place, Bruno Gain, l’Ambassadeur de France au Cameroun. Le projet éco-tourisme est financé par le Fonds français pour l’environnement mondial. Lors de la cérémonie de signature de la convention de financement le 21 septembre 2011 à Yaoundé, en présence du ministre des forêts et de la Faune Elvis Ngolle Ngolle, et le ministre de l’environnement et de la protection de la nature, Helé Pierre, sous la présidence de Bruno Gain, l’ambassadeur de France. Bernard Ondo Zo’o, Coordonnateur de l’Oned, y voyait déjà la portée économique de ce projet pour les populations locales : « Avec ce projet, Oned souhaite utiliser le potentiel écotouristique du Parc et promouvoir des circuits touristiques mettant en valeur les éléments visibles de la culture des Bagyéli et la découverte des richesses naturelles du Parc.» Mais il n’y a pas que la sérénité parmi les peuples qui vivent dans et autour de la forêt. Les relations ne sont pas au beau fixe entre les pygmées et les Bantou. Les premiers subissent brimades et humiliations de la part des seconds. Du coup, il se pose des problèmes de citoyenneté. Les peuples pygmées aspirent désormais à une indépendance totale en s’affranchissant de leurs cousins Bantou. Cette problématique a été la toile de fond de l’animation scientifique. Cette animation a été précédée par une descente sur le terrain au village Bagyéli de Bomlafenda et au parcours pédestre du parc. Dans l’après-midi, c’est le Pr Marie Thérèse Mengue de l’Université catholique d’Afrique centrale qui a pris les rênes pour coordonner la table. Mais avant, les participants ont eu droit à la projection d’un film documentaire intitulé, «les pygmées Bagyéli à la lisière du monde », réalisé par Alain Foment. Le débat qui a suivi a mis en évidence la coexistence difficile entre les communautés Bantou et Baygyéli. Des porte-parole des Bagyéli accusent jusqu’aux partenaires au développement de les stigmatiser. Le fonds tournant, mis en place par WWF qui bénéficie uniquement aux populations Bantou et jamais aux pygmées. Ils dénoncent l’attitude de WWF qui ne leur a pas fait confiance dans leur projet de création d’un économat. Ces propos ont été relativisés par Gilles Etoga de WWF Campo : « après la tournée que nous avons effectué dans les campements Bagyélis », a-t-il précisé, ceux-ci nous ont dit que leur problème fondamental c’est le foncier ; chaque fois qu’ils veulent mener une activité les bantou les envahissent. Nous avons dit, nous allons vous sécuriser vos deux hectares. Le délégué des affaires sociales de Campo nous a été saisi, et nous avons donné un Grants d’un million pour la sécurisation de 2 hectares bénéfice des pygmées Bagyélis. Le processus est suffisamment avancé. Nous avons déjà préparé le chèque qui va être remis au délégué des affaires sociales à cette fin. Le deuxième «Grant» d’un montant d’un million pour la communauté d’Ayomo à côté d’Akom II et là, il a été question de soins de santé primaire. Nous allons discuter avec le médecin d’Akom II pour qu’il nous dise la forme la mieux appropriée pour que cela soit fait» En concluant sur la question de la protection de la biodiversité dans le parc de Campo Ma’an, Prospère Magloire Seme, conservateur du Parc, a laissé entendre que «les Bagyéli en eux-mêmes ne représentent pas un danger pour la forêt et le parc. Ils sont entre 700 et 1000 âmes dans et autour du parc. Ce sont d’autres acteurs sociaux qui viennent les intéresser à la chasse commerciale parce que le Bagyéli chasse juste ce qu’il mange». C’est d’ailleurs pourquoi la convention que nous signons avec le Bagyéli sera également signée avec les Bantou.
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| Mise à jour le Mercredi, 30 Novembre 2011 11:26 |



Comment concilier gestion des territoires, respect des identités, citoyenneté, protection de la biodiversité, et développement ? La question était au centre d’une animation scientifique jeudi