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Violation des limites :A qui la faute ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Yannick Mbazoa   
Mercredi, 01 Février 2012 08:55

Malgré plusieurs textes signés par les autorités en charge, l’anarchie règne toujours dans ce secteur. Pourquoi ce non respect de la réglementation ? le 31 Décembre 2008, le premier ministre signait un texte régulant la circulation des motos taxis dans le triangle national. Ce texte n’autorisait

nullement aux «  benskineurs »  de circuler dans le centre urbain. Mais face à la non- prise en considération de cet article par les principaux concernés, le délégué du gouvernement a eu à prendre des mesures coercitives allant de l’arrestation à la mise en fourrière de toute moto exerçant dans le centre ville. Malheureusement cette mesure n’a nullement influé cette activité proscrite dans le centre urbain. En décembre 2011, Tsimi Evouna est une fois de plus monté au créneau  pour  rappeler les mototaximen à l’ordre. Pendant cette réunion, les responsables des syndicats  s’en sont pris  aux  agents de la communauté urbaine, les  accusant plutôt de non respect de leurs zones de contrôles. Pour d’autres, certaines lois de l’arrêté de 2008 ne leur permettent pas de respecter ces limites.
Entre incivisme et anarchie gouvernementale à qui le tort ?

Lorsque le 16 novembre 1995 un texte de loi est promulgué dans le but d’apporter un début de solution à l’anarchie qu’engrange ce type d’activité, c’est un blason redoré qui se dessinait à l’horizon. Puis en 2008, c’est le premier ministre chef du gouvernement qui signait un décret portant régulation de ce secteur. Texte dont les lignes principales portaient sur la limite de leur secteur de travail et le port des gilets. Mais aujourd’hui, le port des gilets reste un mythe. Environ 60% de mototaximen ne maîtrisent pas le contenu de ce décret de 2008. ce qui a pour conséquence, la clandestinité observé dans ce secteur d’activité. Difficile dans un point de vue explicite de mettre de l’ordre. A cet incivisme s’ajoute aussi le chômage. Dans ce contexte, il est difficile pour ces jeunes de s’imprégner des mesures réglementaires régissant cette activité.

Négligence des autorités

Depuis la publication en 2008 du décret régulant ce secteur d’activité, combien de missions de contrôle sont descendues sur le terrain afin de veiller à son application ? Aucune,  selon une source de la communauté urbaine. De plus, les agents de la communauté chargés de veiller au respect des différentes décisions prises ne se contentent que des pots de vins que leur versent les mototaximen. Difficile donc dans ces conditions de mettre de l’ordre. Lors de la dernière réunion de décembre 2011, les benskineurs ont  publiquement accusé les agents de la communauté de prolonger leurs arnaques  jusqu’aux zones de leur libre circulation. Du coté de la communauté urbaine, c’est la préfecture qui a la charge d’appliquer ces différentes décisions. Et pourtant les deux parties sont concernées dans les prises de décisions. Un véritable panier à crabes.

 
REPERES
-1975 premier arrêté signé par le président de la république S.E Paul BIYA alors premier ministre à cette date. L’activité des motocycles à titre onéreux est officielle.
-16 Novembre 1995 : Adoption d’un texte de loi portant modernisation de l’activité des motocycles à titre onéreux.
-1997 : Promulgation du dit texte de loi. Les mototaxis opèrent librement dans tout le centre urbain mais le font de manière clandestine
-17 mars 2004 publication du décret fixant les conditions d’accès aux professions de transporteurs routier et d’auxiliaire de transport routiers. Les conducteurs de motos sont sommés à suivre des formations de conduites automobiles.
-31 Décembre 2008 publication du décret fixant les conditions et les modalités d’exploitations des motocycles à titre onéreux.
-12 Janvier 2012 publication d’un arrêté conjoint CUY/PREFECTURE portant délimitation des zones de circulation des motocycles à titre onéreux dans la ville de Yaoundé. Suite au non respect du décret de 2008.

Mise à jour le Mercredi, 01 Février 2012 11:01
 

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