Réunis à Douala au cours d’une session extraordinaire, les syndicats des transporteurs par camions ont donné jusqu’au 15 février 2012 au gouvernement pour qu’une solution soit trouvée à leur problème.Les syndicats des transporteurs se sont retrouvés le 31 janvier 2012 au siège de leur
syndicat national à Douala pour faire le point de la situation socioéconomique dans leur secteur d’activité. Il était notamment question pour le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (Sntrc) et le Syndicat patronal des propriétaires des camions (Sppc) de se pencher sur une récente circulaire du directeur général des impôts portant sur la fixation de certaines taxes. « Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est cette circulaire du directeur général des impôt datant du 13 janvier 2012 stipulant que les transporteurs devront voir prélever sur leur règlement à la source 5,5% », a expliqué Raymond Moungang, vice-président régional du syndicat qui a présidé la réunion en lieu et place du président national empêché. « Ils sont un peu sur la défensive et ne savent pas comment elle va être appliquée, qui va être touché. Déjà que certains sont soumis à plusieurs taxes, la Tva, l’Is et maintenant la taxe 5,5% », ajoute Jean Khoury, membre du syndicat.
Au cours de la réunion, les transporteurs ont énuméré les charges qu’ils supportent à nos jours. Pour ce qui est des différentes pièces pour le transport, l’on a cité la patente, la carte de contribuable, la vignette, la carte bleue, les visites techniques, le certificat de georgeage, l’agrément au transport, la taxe à l’essieu, la licence de transport, le certificat d’assurance, la carte rose, la carte grise, l’agrément Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), le titre de transit, la vignette Cemac, le Global positionning system (Gps) pour la douane, le Lvi (Bgft), la Lvi (Barl et Bnf). Pour ce qui est des différentes retenues à la source, il y a la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) (19,25%), l’Is (1,1%), l’assurance (3%), l’assurance technique (12%), la précompte (5,5%) ce qui fait un total de 40,82%. D’autres charges à savoir les charges d’exploitation sont énumérées. «Il y a les salaires et cotisations sociales, les traites chez les concessionnaires, la consommation du carburant, les frais d’achat des pneus, les frais de route, l’entretien des véhicules, la déclaration des impôts et de la Cnps, le dossier fiscal et les frais généraux. Nous ne nous retrouvons déjà pas dans nos charges, combien de fois si on met encore en application la retenu de 5,5% » se sont interrogés les transporteurs.
Les transporteurs qui se disent étouffés donnent jusqu’au 15 février au gouvernement pour qu’une solution soit trouvée à leur problème. «Sinon, nous garons nos camions. Nous représentons une force. Si nous garons pour trois jours, tout le monde ressentira, du vendeur de nourriture au banquier en passant par les mécanicien, les vendeurs de carburant » ont-ils indiqué. Face à cette menace, le syndicat essaye de trouver une solution. « Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est que nous contenons nos camarades parce qu’ils sont prêts à faire du débordement. Nous avons envoyé des correspondances au directeur des impôts, au ministre des finances, au secrétaire général de la présidence, au ministre de l’emploi et au ministre des transports. Nous attendons impatiemment leur réponse car la tension monte», ont-ils affirmé, visiblement déterminés d’aller au bout de leurs revendications.
|