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Prime de documentation et de recherche :Les enseignants maintiennent la grève PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Larissa Audrey MAMA (Stagiaire)   
Mercredi, 08 Février 2012 08:44

Après la concertation tenue lundi dernier entre plusieurs syndicats d’enseignement, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale et six autres ministres, les enseignants ne lèvent pas le  mot d’ordre de  grève du 14 février prochain. Douze heures d’horloge de concertation n’ont pas suffit, le

lundi 06 février 2012, au gouvernement pour convaincre les syndicats d’enseignants de lever le mot d’ordre de grève lancé pour le 14 février.  Au terme de cette « réunion de crise » réunissant dans la salle de conférences du ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), 13 représentants d’organisations syndicales et 7 ministres, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, présidant la rencontre, promet alors aux plaignants qu’une suite favorable sera trouvée à leur problème et que les primes de documentation et de recherche leur seront bientôt reversées. Lesquelles  primes sont maintenues à 15.000 F Cfa, contrairement à la somme de  50.000 F Cfa exigée par les enseignants. «Au terme d’une longue journée de négociations âpres, mais constructives et empreintes de courtoisie et de patriotisme, chacune des parties a consenti les efforts nécessaires pour des avancées significatives», peut-on lire dans le communiqué final présenté au terme des échanges. Au sortir de la salle de conférences du  Mintss, à près de 22h, ce sont des syndicalistes à la fois fatigués et un peu déçus qui s’expriment. Pour certains, ils n’ont pas beaucoup avancé, car, disent-ils, l’on  est revenu au point de départ.
La grève reste
Les primes sont restées statiques et l’on est toujours dans l’incertitude en ce qui concerne la date de payement des 15.000 F Cfa arrêtés par le gouvernement. «Pour le moment, le mot d’ordre de grève reste maintenu du 14 au 17 février. Entre temps, nous aurons vu dans  quelle mesure le gouvernement peut faire preuve de bonne foi dans le cadre des travaux en commission et là, on pourra modifier notre position pour la suite, mais pas pour le 14. La commission est formée  des syndicalistes et de six membres du gouvernement.  La commission sera elle-même présidée par le ministre du Travail. Nous tenons que nos primes d’enseignement fixées à 15.000 F Cfa  soient revues à la hausse, dont 50.000 F Cfa», explique Maurice Phouet Foé, secrétaire général du Syndicat national autonome de l’éducation et de la formation  (Snaeff).
Même si les syndicalistes ne sont pas encore satisfaits, ils sont tout au moins reconnaissants de la considération et de la patience dont fait  preuve le gouvernement. Jean Kamdem, du Feser, se confie : «Il y a à retenir un engagement réel de la part du gouvernement à davantage comprendre les syndicats et c’est une bonne chose. Cela ne s’est jamais fait dans notre pays. Aujourd’hui, nous pensons que nous avons été écoutés. Ce n’est pas tant que les problèmes ont été solutionnés. Mais, on s’est entendu sur un chronogramme précis au terme duquel des travaux en commission réduite pourront trouver des solutions définitives aux problèmes que posent les enseignants camerounais, à travers les organisations syndicales».

Revendications   

Les organisations syndicales d’enseignants dans les multiples correspondances adressées au gouvernement demandent le paiement immédiat de la prime de documentation et de recherche au montant initial de 50.000 F Cfa. Une somme arrêtée de commun accord entre le gouvernement et tous les syndicats de l’éducation, le 28 Août 2009. Ils exigent par ailleurs l’échelonnement des enseignants tel qu’il est prévu dans le statut particulier des fonctionnaires des corps de l’éducation.
Par la même occasion, les enseignants revendiquent la disparité salariale et une réforme du système éducatif camerounais. Les syndicalistes estiment qu’au travers de ces revendications, le gouvernement fait preuve de mauvaise foi, car n’honorant pas ses engagements. Il est important de rappeler que l’ancien ministre du Travail avait affirmé, lors des récentes revendications d’enseignants, que les différentes primes leur seront reversées à partir de janvier 2012. Ce qui n’est pas encore fait. Considérant cela comme une promesse non tenue, les syndicalistes ont lancé un nouveau mot d’ordre de grève, à travers une correspondance adressée au Premier ministre. Une correspondance qui donne lieu à une concertation entre 7 ministres et 13 organisations syndicales. Cependant, considérant que les revendications n’ont pas été satisfaites, les syndicalistes maintiennent le mot d’ordre de grève.

Des ministres en otages

Au total 7 ministres qui ont passés la journée de lundi enfermés dans la salle de conférence du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (Mintss). Il est exactement 11h, lorsque Grégoire Owona, suivi de ses pairs, franchit le seuil de la salle de conférences. Le ministre de l’Education de base (Minedub), Youssouf Adidja Alim est dans la suite. Suivie de Louis Bapes Bapes, ministre des Enseignements secondaires (Minesec). Zacharie Pérévet est également de la concertation, représentant le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop). Le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), Adoum Garoua, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), Michel Ange Angouing, et le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, sont également présents. De 11h jusqu’à 22h, ces membres du gouvernement ont, avec les syndicalistes, établi un dialogue social  digne de ce nom. 



 

Mise à jour le Mercredi, 08 Février 2012 10:32
 

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