| Grève au Port autonome de Douala :Robert Nkili désamorce la bombe |
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| Écrit par Hervé Villard Njiélé |
| Lundi, 20 Février 2012 08:56 |
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L’entrée principale du port autonome de Douala, assiégée par les marins du groupement professionnel des marins marchands du Cameroun (Gp2mc), il y a quelques jours, était vide le vendredi 17 février 2012. Les usagers qui se rendaient au port circulaient librement. Les marins qui ont manifesté leur ras-le-bol à cet endroit la veille, avaient foutu le camp, de même que les éléments de forces de l’ordre qui surveillaient ce mouvement d’humeur. Ils sont partis parce que, des débuts de solutions ont été apportés aux différents problèmes qu’ils ont posés. Ce qui les a poussés à suspendre momentanément leur mouvement de grève. Pendant la réunion de crise qu’ils ont eue avec le ministre des transports à Douala, le jeudi 16 février 2012, Robert Nkili, le ministre des transports a promis de se pencher sur leur dossier, afin d’y apporter des solutions dans un bref délai.
Sur les quatre revendications fondamentales à l’ordre du jour, le ministre a proposé des solutions sur deux points. A savoir l’application de la règle du 75/25. Code de la marine marchande qui stipule que, tous les navires qui évoluent dans les eaux territoriales camerounaises doivent battre pavillon camerounais et utiliser dans son équipage 75% des marins d’origine camerounaise et 25% de marins étrangers. Et, la signature de l’agrément sur le standby-Job. Agrément qui confie aux marins professionnels nationaux la réalisation des travaux on short. Préparer les textes régissant la règle de 75/25 Plus concrètement, Robbert Nkili a instruit le directeur des affaires maritimes de préparer les textes régissant la règle de 75/25 et du standby-job pour signature. Cette décision du ministre qui marque désormais une avancée dans l’amélioration des conditions de vie des marins professionnels camerounais, les a amené à suspendre leur mouvement d’humeur. «Nous avons eu une réunion de crise avec le ministre des transports. Il a recommandé au directeurs des affaires maritimes de préparer des textes qu’il va signer sur l’application de la règle du 75 /25 et l’agrément sur le standby-job. Je pense que, ce sont des avancées dans le processus de négociations. C’est pourquoi nous avons suspendu momentanément le mouvement de grève, en attendant que le ministre signe ces deux textes. Si cela n’est pas fait alors, on recommence notre grève et de manière la plus forte» affirme d’Albert Simon Mienlam administrateur du groupement Professionnel des marins marchands du Cameroun (Gp2mc). Satisfait de ce début de solution, l’administrateur du Gp2mc pense que la signature des textes suscités changera la vie des marins «L’application de la loi sur le standby-job et la règle du 75/25 seront une base pour les marins camerounais. Ils pourront désormais avoir un salaire de base différent de celui de catéchiste qu’on leur donnait souvent» affirme-t-il. La réunion de crise tenue par Robert Nkili jeudi dernier, vient ainsi mettre fin à une grève engagée par le groupement professionnels des marins marchands du Cameroun et qui perturbait les activités portuaires. Mauvaise condition de vie Remontés contre la mauvaise condition de vie et le mauvais traitement des marins au Cameroun, ils avaient décidé de manifester leur mécontentement. Par ce mouvement, Ils revendiquaient : la mise en application de la règle 75/25, code de la marine marchande qui stipule que, tous les navires qui évoluent dans les eaux territoriales camerounaises doivent battre pavillon camerounais et utiliser dans son équipage 75% des marins d’origine camerounaise et 25% de marins étranger. Ils revendiquaient pareillement la signature d’un agrément pour le standby job. La promulgation d’un arrêté portant interdiction de divulguer la convention collective de 2010. La mise en application du salaire minimal de base des marins tels que prescrit par la fédération international du transport (Itf) qui fixe à environ 550 dollars soit environ 300.000Fcfa, le salaire mensuel minimum d’un matelot. Ce qui est tout le contraire au cameroun. On parle d’un salaire de 42 000Fcfa ce que contestent énergiquement les marins qui relatent d’ailleurs leur difficile parcours auprès des autorités administratives : «Depuis 2006, on a rencontré tour à tour le sous-préfet Douala 1er le 14 décembre 2011, le préfet du Wouri le 15 décembre 2011, le gouverneur de la région du littoral par ailleurs président du conseil d’administration du Port autonome de Douala le 20 décembre 2011, le directeur des affaires maritimes et des voies navigables, le 22décembre 2011, le ministre délégué aux transports le 5 janvier 2012 et le ministre des transports sans suite. Pendant ces différentes rencontres et discussions, toutes les propositions prises et visant à améliorer notre condition n’ont jamais été appliquées. Le directeur des affaires maritimes à qui revenait la tâche de résoudre ces nombreux problèmes n’a appliqué aucune des solutions proposées… », propos tenus et chantés par la plupart des marins rencontrés sur les lieux de la manifestation A la direction de la marine marchande à Bonanjo où s’était rendu le reporter pour en savoir d’avantage sur ce problème, M. Salihou le directeur des affaires maritimes et des voies navigables, n’a pas manqué d’exprimer son étonnement face au comportement des marins. «J’ai tout fait. Je suis moi-même marin. J’ai même demandé à ce groupement de marins de me donner le fichier central qui renferme le nombre de marins et leur qualification et spécialités, pour que je puisse faire du lobbying auprès des entreprises. Ils ont refusé», a-t-il déclaré. Selon ce dernier toujours, les marins du Gp2mc étaient des perturbateurs, «leurs revendications ne tiennent pas. L’Etat du Cameroun est entrain de faire des efforts pour que l’on recrute des marins» soutient-il avant d’ajouter que «l’Etat ne peut pas offrir le travail à tout le monde». La réunion de crise s’est tenue en présence du directeur général du port autonome de Doualan le directeur du conseil national des chargeurs du Cameroun, le délégué régional des transports pour le Littoral et le directeur des affaires maritimes.
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| Mise à jour le Lundi, 20 Février 2012 09:52 |



Lors de la réunion de crise qu’il a eu avec les responsables du groupement professionnel des marins marchands du Cameroun, les autorités portuaires et maritimes de la ville de Douala, il a donné des instructions au directeur des affaires maritimes de se pencher avec acuité sur le dossier.