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Albert Simon Mienlam :«Nous demandons l’application du code 75/25» PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Hervé Villard Njiélé   
Mardi, 21 Février 2012 08:46

Rencontré pendant la grève menée par le groupement professionnel des marins du Cameroun (Gp2mc) à Douala, Albert Simon Mienlan, administrateur de cette organisation revient sur les raisons du mouvement de grève des marins camerounais.

Quel est le poids des marins dans les activités maritimes ?

Quand on parle des activités maritimes, on parle des marins. Quand il n’y a pas de marins, les activités  maritimes n’existent non plus. Vu leur importance, on ne peut plus demander le poids des marins dans l’activité maritime. Car, Les marins sont les principaux acteurs du secteur maritime.

Pourquoi les marins décident de faire grève ?

Les marins décident de faire un mouvement de grève parce qu’ils ont constaté qu’ils sont marginalisés. Même les autorités en charge des activités maritimes ne veulent pas apporter un grain de solution à leurs problèmes. Leur existence même est balayée du revers de la main par ceux qui devaient organiser ce métier. Parce que, c’est depuis le 18 novembre 2011 que nous avons adressé une pétition aux autorités maritimes  pour poser nos doléances. Mais, jusqu’au jour aujourd’hui,  aucun brin de  solution n’a été trouvé  sur les 4 points que nous avons cité dans le préavis de grève que nous leur avons donné. Ils sont restés muets et n’ont pas proposé de solutions. Nous demandons l’application du code 75/25, c’est-à-dire que, dans les navires qui accostent au port de Douala que l’on retrouve parmi les membres d’équipages 75 % de nationaux et 25 % des étrangers. Or aujourd’hui au Cameroun, c’est le contraire. Nous avons demandé un agrément pour le standby-job. C'est-à-dire pour la réalisation des activités au sol. Nous avons également demandé la promulgation d’un arrêté portant interdiction de divulguer la convention de 2010. Nous revendiquons également la mise en l’application du salaire minimal de base tel que recommandé par l’ITF (Fédération Internationale de Transport) qui est de 250 euros soit environ 300.000Fcfa.

Quelles sont vos attentes ?

Nous attendons que le Cameroun change, que le secteur maritime change de fonctionnement. Parce que, ce secteur maritime tant qu’il n’est pas régulé, l’émergence dans notre pays demeure un rêve. Si le secteur maritime n’est pas régulé, le Cameroun ne peut pas trouver son essor. Le secteur  maritime est important pour l’économie du Cameroun tant que celui-ci ne sera pas régulé, le Cameroun ne sera pas à l’aise, le pays fonctionnera dans un flou total.

Nous parlons de flou au niveau de la gestion, des activités, nous parlons de flou au niveau des organisations. Notre structure doit avoir une existence légale. La quasi-totalité des structures n’en ont pas. Elles ont des existences virtuelles et fictives. Tant que l’Etat ne légalise pas le fonctionnement, tant qu’elle n’aura pas une main mise sur les activités maritimes, il y aura toujours du désordre.  


Mise à jour le Mardi, 21 Février 2012 09:44
 

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