| Douala :Le transport urbain de masses insuffisant |
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| Écrit par Alphonse Jènè |
| Mercredi, 22 Février 2012 10:09 |
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Transports fait son entrée dans l’enceinte de la seule structure de transport urbain de masses, la Socatur. Le directeur général et tout son staff attendent Robert Nkili Atsama qui, aussitôt les pieds au sol, va passer les employés en revue.Autre temps fort, la visite complète du parc automobile et la séance de travail tenue dans la salle de réunions de ladite structure.Société anonyme créée en mars 2001 par deux Camerounais, la Socatur a connu par la suite l’adhésion de 30 autres personnes actionnaires. Elle naît dans un contexte assez particulier. «Personne ne voulait assurer le transport urbain à Douala, à cause de l’absence de routes praticables…», souligne le directeur général dans la présentation de la fiche technique de son entreprise. Environ 50 bus sont en circulation sur la centaine, les autres étant immobilisés pour défaut de trésorerie, 18 lignes sont couvertes par 400 employés, avec une fréquence de 10 à 15 minutes aux heures de pointe et 20 à 30 minutes aux heures creuses, y compris le week-end.
Une équation assez difficile à résoudre, au regard des difficultés. On a pu citer le coût exorbitant du carburant qui, à lui tout seul, prend les 70% en termes d’investissement au quotidien. «Ce qui nous laisse une faible marge de manœuvre pour la couverture des autres charges», explique Jean Ernest Ngalle Bibehe qui embraye sur la situation fiscale. «Nous sommes soumis à un régime fiscal de droit commun, avec l’obligation de payer tous les impôts et taxes à taux plein. De même, nous sommes dans l’obligation de payer tous nos droits de douane à taux plein». Une situation pas reluisante du tout pour une structure à caractère social, qui va se voir réduire considérablement la capacité d’importation du matériel roulant et pièces de rechange. Le constat saute à l’œil. Des bus en panne sont garés de part et d’autre dans le vaste garage où les pièces détachées sont des pépites d’or, parce que difficiles à trouver. Il faut ajouter, dans le registre des difficultés, l’inorganisation du secteur et la concurrence qu’offre le libre marché. Les clandos ont envahi la ville. Et la réaction du ministre des Transports, «il y a déficit de l’offre c’est pourquoi les motos et les clandos prospèrent», déclare Robert Nkili Atsama favorable à un effort conjugué. «Nous allons nous organiser ensemble pour gérer la situation», conclut-il. En parlant justement de la situation, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, arrivé en plein échange, a laissé entendre qu’il faut «300 bus pour commencer à résoudre le problème du transport urbain de masse dans la ville de Douala. Or, la Socatur n’en a que 50 actuellement», précise Fritz Ntonè, par ailleurs président du conseil d’administration de ladite structure. Il a annoncé la dotation d’une subvention spéciale par la Cud en 2012 au profit de la Socatur, sauf que le montant n’a pas été dévoilé. Les employés estiment avoir quelques bonnes conditions de travail. Même si le problème des allocations familiales persiste. «Il y en a qui y touchent, la majorité pas du tout», a-t-on appris au sortir des échanges.
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| Mise à jour le Mercredi, 22 Février 2012 11:37 |



C’est le grand constat fait par Robert Nkili Atsama, ministre des Transports, en visite de travail dans le Littoral. Il l’a relevé mardi, au cours d’une séance de travail, tenue avec les responsables de la Société camerounaise de transport urbain (Socatur).Il est 15h, lorsque le ministre des