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Dr Bissou Mahop:«La supervision fait partie de mes missions régaliennes» PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Propos recueillis par Lindovi Ndjio   
Lundi, 19 Septembre 2011 08:54

Le médecin de sport a été l’un des rares Camerounais à faire partie du comité d’organisation des Jeux africains de Maputo.

Comment avez-vous accueilli votre désignation comme superviseur médical des derniers Jeux africains ?

C’est une satisfaction pour le Cameroun. C’est une reconnaissance d’une compétence suite à un certain nombre de participations ; à Alger, à Tunis, à Cape Town, sans oublier les zonales d’Afrique centrale ici à Yaoundé. C’est fort de ces différentes participations sur deux ans que le Comité d’organisation des Jeux africains de Maputo a jugé nécessaire de me donner la responsabilité de la supervision médicale de la compétition. Il s’agit d’une responsabilité qui s’étendait sur toutes les délégations africaines à Maputo. Et j’ai un regard beaucoup plus particulier sur l’atelier karaté.

Quelle a été l’ampleur de la tâche, lorsqu’on sait qu’au Cameroun le volet médical est négligé dans les compétitions ?

Je dirais que j’en ai l’habitude. J’ai déjà couvert quatre finales mondiales de boxe avec la fédération française de boxe, quatre finales européennes de boxe avec la fédération française de boxe. Donc la notion de supervision fait partie de mes missions régaliennes. J’avais envoyé une circulaire au Coja dans laquelle je mentionnais que toutes les délégations doivent bénéficier des visites médicales. Une trousse médicale était octroyée à chacune des délégations, qui était vérifiée médicament par médicament au fil de la compétition. Dans la circulaire, il est indiqué qu’on mettait sur pied un dispositif médical d’urgence d’intervention, c’est-à-dire un poste fixe sur chaque aire de jeu, et un défibrillateur cardiaque auprès des disciplines à haut risque. C’est le cas de l’athlétisme, du judo, de la boxe, et du karaté. Ce sont les sports à haut risque, pour lesquelles on peut avoir un malaise à tout moment. Ça peut être un malaise physique, un malaise psychologique ou un malaise cardiaque. Et chaque athlète est informé qu’à tout moment, on peut faire un test de dopage. Ce qui signifie que les délégations doivent être assez regardantes sur le contenu de leurs trousses, à ce que les athlètes consomment, et surtout de surseoir à toute automédication. C’était le mot d’ordre. J’avais mis sur pied sur place à Maputo un poste médical avancé au Chu de Maputo pour pouvoir pallier aux premiers secours. Mais j’ai aussi eu une séance de travail avec tous les corps médicaux des différentes délégations pour leur donner un certain nombre de dispositions qui avaient déjà été prises.

C’est un argument de plus pour vous pour continuer le lobbying en faveur de la médecine sportive ?

Oui, c’est une arme comme tant d’autres. Mais au Cameroun aujourd’hui, il y a sept fédérations sportives qui pratiquent, qui sont imprégnées des données fondamentales de la médecine sportive. Sur 47, ça veut dire qu’après vingt ans, et je suis là depuis une dizaine d’années, ça fait un pas. Tous les pays ont commencé comme ça. Ce n’est pas facile dans ce pays de dire à un président de fédération, ‘’je dois examiner les athlètes’’. Et ils ont toujours dit, ‘’Docta, laisse-nous, on a toujours compéti sans visites médicales’’. Maintenant c’est systématique au football, au karaté, au judo, au volley, au handball,… Ça fait plaisir. Deuxièmement, il y a déjà une ordonnance standard de médicaments dans ces fédérations. Donc on sait qu’est-ce qu’on met dans la trousse médicale. On a organisé la journée de traumatisme à la Fécafoot, on a également organisé un symposium sur la médecine sportive. Ça va évoluer.

Mise à jour le Lundi, 19 Septembre 2011 10:09
 

Commentaires  

 
0 #1 Makem 04-12-2011 13:02
je suis un jeune étudiant à l'INJS de YDé qui a pour ambition de faire dans la médecine du sport comme le DR BISSAU MAHOP.Je l'apprécie beaucoup lui et la discipline
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