| Tensions :Les cyclistes et la fédération à couteaux tirés |
|
|
|
| Écrit par Lindovi Ndjio |
| Mercredi, 05 Octobre 2011 09:06 |
|
de leurs primes de participation. En tout 250.000F chacun, au lieu de 500.000F Cfa qui leur a été proposés. 50% des primes que les cyclistes n’ont pu avoir qu’au terme d’une réunion de crise tenue hier en début d’après-midi, entre d’une part les cyclistes de Douala vélo club et de Cyclo sport 53-11, et de l’autre, des responsables du ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), François Njélé, le président de la Fédération camerounaise de cyclisme (Fécacyclisme). Alors que les athlètes menaçaient déjà de manifester publiquement leur mécontentement face à une situation qui pour eux, devient une habitude après chaque compétition organisée par la Fécacyclisme. A l’exception de ceux de Snh vélo club qui auraient refusé de prendre part à la manifestation «pour préserver l’image de leur entreprise», ou «ont peur de s’afficher», selon les uns et les autres.
Crise de confiance «C’est le Directeur des affaires générales (Dag) du ministère qui a demandé qu’on accepte cette avance parce que le ministère avait promis 500.000F, mais que le budget n’a pas suffi», raconte Ousséini Ngansi, sociétaire de Douala Vélo club. Selon Fabrice Ateba Biwolé, membre de la cellule de communication de la Fécacyclisme, «le président de la Fécacyclisme n’a reçu que près de 40% du budget prévu pour la compétition». Pour corroborer les déclarations rapportées d’Oumarou Tado, le Dag du Minsep. Lequel «a promis que dans deux semaines, si l’argent est disponible, le reste sera versé, et l’a pris sur lui en indiquant qu’il suivait le dossier au ministère des Finances», ajoute Ousséini. «Le budget était réduit et j’avais privilégié les étrangers», explique François Njélé.On apprend d’une source proche du dossier que François Njélé qui «ne bénéficie d’aucune confiance auprès des cyclistes, n’aurait jamais été si facilement compris des gars». Mais ce n’est qu’un temps de répit : «Les cyclistes ont précisé que si la promesse n’est pas tenue, ils ne monteraient plus jamais sur les vélos», indique Ganava, le directeur sportif de Cyclo sport qui s’est presque imposé à cette réunion où il était persona non grata, «Je ne peux pas sortir. Ce sont mes gars, et j’ai trop souffert pour ces enfants ; je ne peux pas les abandonner», a-t-il protesté face à François Njélé qui voulait le mettre dehors alors même que l’un des cyclistes venait d’intervenir dans cette polémique en recadrage face à la fureur de François Njélé . «Président, il ne vous manque pas de respect ; il expliquait plutôt que…», a-t-il déclaré. L’encadreur de Douala Vélo club quant à lui, s’est excusé, d’après ses athlètes. François Njélé aura beau tenter de faire sortir l’encadreur des cyclistes. Niet. «Je ne peux pas sortir. Ce sont mes gars, et j’ai trop souffert pour ces enfants ; je ne peux pas les abandonner», a protesté Ganava. Alors que l’un des cyclistes venait d’intervenir dans cette polémique, en recadrage face à la fureur de François Njélé : «Président, il ne vous manque pas de respect ; il expliquait plutôt que…», avant que les intrus, notamment les journalistes, ne soient priés de quitter la salle, contre la volonté des cyclistes. On pouvait déjà imaginer le climat qui allait régner pendant cette réunion.
|
| Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 10:15 |


