| Titus Edzoa :’’ Je n’ai détourné ni retenu frauduleusement aucun véhicule’’ |
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| Écrit par Casimir Datchoua Soupa |
| Vendredi, 17 Février 2012 08:55 |
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s’expliquer sur les différents véhicules que l’accusation dit avoir été détournés par lui. Avant de se livrer à cet exercice, le conseil a exprimé le désagrément de tous ceux qui, comme lui ont attendu de 9h à 15 heures contenant leurs nerfs fragiles, pour que l’audience de la journée s’ouvre enfin ! Il a ensuite laissé à son client le mot introductif. Celui-ci a promené l’auditoire et le tribunal dans des considérations philosophiques et éthiques abordables aux seuls initiés pour qui les figures de styles et les allusions ne sont plus mystères. Le Pr Titus Edzoa a déclaré : « si la vie est une tragédie dans son ensemble, elle est une comédie dans les détails ». Pour lui l’accusation portée contre lui est superfétatoire. Il a promis de produire au tribunal des documents qui établissent sa totale innocence. Sur le nombre de véhicules l’accusé a dit avoir plusieurs versions de l’accusation : tantôt 5, tantôt 6 et tantôt 9 véhicules. Mais la précision viendra du ministère public qui a cité 2 véhicules Ssangyong Musso, 1 véhicule Nissan Blue Bird, 1 ambulance de marque KIA Besta, 2 camions de ramassage des ordures de marque KIA RHINO.
L’accusé a eu à se prononcer sur une correspondance du Directeur de la Police judiciaire du 15 mai 1997 l’informant de l’ouverture d’une enquête sur sa gestion de certains dossiers, notamment le dossier BBC (qui, selon M. Edzoa n’existerait pas) de la SNH, du Minsanté et du copisur… Par la même occasion, l’accusé était informé qu’il n’était pas autorisé à quitter Yaoundé avant le terme des investigations. Sur la conformité avec le décret créant le comité national d’organisation du 32ème sommet, M. Edzoa a expliqué que les véhicules querellés étaient ceux du comité dont il était et reste le président jusqu’aujourd’hui. A la question : Comment la Nissan affectée au service de M Edzoa depuis huit ans figure parmi les véhicules objets de revendications de l’accusation, il a dit qu’il ne comprenait pas grand-chose à cet acharnement sur des véhicules devenus de ‘’véritables taco’’. Sur le sort réservé à la Nissan, M. Edzoa a dit que ce véhicule lui avait été octroyé par le Cabinet civil lorsqu’il était conseillé spécial à la présidence de la République. Nommé ministre de l’Enseignement supérieur sans véhicule de service, c’est cette Nissan qui servait de véhicule de service. A propos de l’ambulance, don de l’ambassade de la Corée au gouvernement du Cameroun à l’occasion du 32ème sommet de l’Oua, M. Edzoa a estimé que ce n’était pas un matériel de la présidence de la république. En sa qualité de chef de service de chirurgie générale à l’hôpital général dont il connaissait les besoins, il a décidé d’offrir cette ambulance à cette formation hospitalière. A propos des camions de ramassage des ordures, l’accusé dit avoir remis ce don à la mairie de Yaoundé III, immédiatement après la fin du sommet. Parlant du don Coréen l’accusé dit avoir reçu une rumeur selon laquelle son épouse avait conduit un camion au SED. Sur interrogation de son conseil, l’accusé a précisé que trois véhicules étaient affectés à ses collaborateurs et deux à son propre service. En attendant la clôture du pv du déroulement du 32ème sommet M Edzoa dit avoir protégé les véhicules qui étaient à sa disposition, tandis que les trois autres ont disparu dans la nature… M. Titus Edzoa a expliqué qu’il détenait encore la Ssangyong en attendant le rapport définitif. Il avait commencé la restitution de certains véhicules, avant même d’être invité à le faire. En précisant qu’il n’avait opposé aucune résistance, il a déclaré qu’il n’a détourné ni retenu frauduleusement aucun véhicule. La cross du ministère public Après Me Ndem, le représentant du ministère public est monté au créneau pour la cross examination de l’accusé Edzoa Titus. A la première question sur l’appartenance de la Nissan, l’accusé a répondu que ce véhicule avait été mis à sa disposition par le Cabinet Civil alors qu’il était conseiller spécial. Le ministère public enchaînant son interrogatoire a voulu savoir si au 19 juin 1997 l’accusé était encore conseiller spécial. Celui-ci a répondu qu’il était ministre de l’enseignement supérieur et que la Nissan n’était pas concernée par l’Oua. Selon l’accusé, ce véhicule aurait dû être réclamé plutôt. Pourquoi n’avoir pas restitué la Nissan après avoir quitté les fonctions de ministre de la Santé ? M Edzoa : Après avoir restitué la Safran a la SNH par huissier en période de détention, je ne pouvais plus sortir pour aller chercher un véhicule qui était sous cale. A la production d’un message porté du Cabinet Civil invitant la DGSN à retirer la Nissan, l’accusé a estimé que ce message n’était pas adressé à sa personne… Invité à montrer l’acte par lequel il avait fait don d’une ambulance à l’hôpital général, l’accusé a expliqué qu’il n’avait plus eu accès aux archives. ‘’Ce qui est vrai, a-t-il ajouté, c’est que l’ambulance s’est retrouvée à l’hôpital général. Pourquoi l’hôpital général ? A martelé le représentant du ministère public. En réponse, M. Edzoa a dit que le Cameroun a reçu un don dans le cadre du 32ème sommet de l’Oua. Pour lui l’hôpital général est un hôpital de référence. En sa qualité de président du comité national d’organisation il a disposé ainsi de cette ambulance. Et l’accusé de demander comment il peut il se retrouver devant la barre pour avoir fait don à l’Etat d’un matériel reçu ; A la question du ministère public visant le décret créant le CNO qui fixe le délai de 3 mois après le sommet pour procéder à la liquidation, l’accusé a réagi en soutenant qu’il ne s’agit pas d’une liquidation mais de l’utilisation des moyens mis à la disposition. Et l’accusé de se demander s’il avait attendu le PV qui n’a jamais été dressé, que serait devenu le camion aujourd’hui ? Le ministère public a repris le témoin de l’accusation M Manda Fils alors maire de Yaoundé III qui avait soutenu que sur 2 camions il n’avait reçu qu’un seul et que le 2ème n’avait jamais quitté Simbock. Le représentant du ministère public a cité deux autres témoins : le chauffeur et le garde corps du Pr Edzoa qui avaient décrit le contenu de son parking en disant que le camion garé à Simbock était bien visible. Pour M Edzoa, les dépositions de ces derniers ne peuvent être pris en compte parce qu’ils ont subi des menaces graves. Un troisième qui était plus jeune aurait succombé à ces menaces… Parlant du chauffeur qui avait conduit le camion sur l’instruction de Mme Edzoa, l’accusé a estimé que ce n’était pas son chauffeur. Sur les véhicules Ssangyon, l’accusé a dit qu’il les gardait en sa qualité de président du Cno en entendant la clôture du rapport final du 32ème sommet de l’Oua. Ces véhicules étaient à la disposition du Cno, tant que ce comité n’avait pas fermé les portes. La cause revient le 22 février 2012 pour la cross de la partie civile.
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| Mise à jour le Vendredi, 17 Février 2012 09:33 |



La chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi a abordé mercredi 15 février 2012 le volet relatif au détournement de 6 véhicules . Dans son examination in chief, Me Ndem Léonard, son conseil lui a posé une série de questions, lui permettant ainsi de
Commentaires
Le pouvoir rend les gens fous!
Que Dieu préserve ce pays d'autres fous.
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